Le Vélo Électrique : La Mobylette Masquée
Quand le Vélo se Laisse Pousser des Ailes... et un Moteur
Ah, le vélo électrique ! Cette merveille de l'ingénierie moderne qui nous permet de gravir des côtes sans suer et de frôler les 45 km/h sans pédaler vraiment. Une bicyclette, nous dit-on. Mais à y regarder de plus près, n'a-t-elle pas la curieuse habitude de ressembler, de se comporter, voire de *rugir* comme sa cousine lointaine, la mobylette ?
Liberté, Égalité, Zéro Contrainte
Et c'est là que réside la magie. Car si notre "vélo" se comporte comme un cyclomoteur, il n'en adopte aucune des fâcheuses obligations :
- Pas de casque intégral obligatoire. Un simple bol suffit, pour le style.
- Pas de permis. La liberté, c'est de ne pas avoir à prouver que l'on sait conduire.
- Pas de plaque d'immatriculation. Pour préserver l'anonymat, ou la discrétion fiscale.
- Pas d'assurance spécifique. Le risque, c'est pour les autres.
- Pas de contrôle technique. L'entretien, c'est pour les puristes du vélo musculaire.
Le Législateur Français : Un Brel en Sommeil ?
Comment expliquer une telle mansuétude ? Une telle mansuétude administrative face à un engin hybride ? La réponse, chers concitoyens, est d'une simplicité désarmante.
Elle tient en une formule, murmurée par le grand Jacques Brel : "Le législateur français ne pense pas, monsieur." Et quand il ne pense pas, c'est la porte ouverte à l'innovation... ou à l'inconséquence charmante. Profitez-en, la rando à moteur est ouverte !